#NoToAIArt

Le hashtag #NoToAIArt est utilisé sur YouTube et les réseaux sociaux comme un signe de protestation d’artistes, d’illustrateurs et de créatifs contre l’usage des générateurs d’images basés sur l’intelligence artificielle. Il accompagne des vidéos, des messages ou des posts qui expriment des réticences ou un rejet des œuvres générées par IA, souvent pour des raisons liées à l’éthique, au droit d’auteur, à la valeur créative ou à l’impact sur la profession artistique.

Sur YouTube, des vidéos regroupées sous ce hashtag montrent par exemple des protests contre les images produites par IA, des explications sur pourquoi certains artistes estiment que l’IA ne peut pas être considérée comme de l’art, ou encore des témoignages de créateurs qui partagent leurs inquiétudes face à des générateurs comme Midjourney ou Stable Diffusion.

#notoaiart

Dans la pratique, le hashtag apparaît avec des contenus tels que :

Le mouvement derrière #NoToAIArt n’est pas un simple hashtag tendance : il s’inscrit dans une réaction plus large des artistes contre l’utilisation de leurs travaux sans consentement dans les ensembles d’entraînement d’IA, ce qui alimente des débats sur la propriété intellectuelle, l’éthique et la rémunération des créateurs.


Digital Artists Are Pushing Back Against AI

Dans l’article Digital Artists Are Pushing Back Against AI, plusieurs artistes numériques expriment leur opposition aux générateurs d’images IA qui utilisent leurs œuvres sans permission ni compensation, souvent en les « récupérant » pour constituer des ensembles d’entraînement de modèles génératifs. Sous le hashtag #NoToAIArt, des créateurs partagent leur frustration face à des images générées qui exploitent leur travail, qu’ils perçoivent comme une forme de vol de contenu créatif, et appellent à des protections plus strictes, notamment contre l’extraction (« scraping ») de leurs images pour entraîner des IA. Certains soulignent également l’impact potentiel sur la viabilité économique des artistes si ces outils deviennent omniprésents sans cadre légal clair. En parallèle, quelques voix reconnaissent que l’IA peut aussi susciter une réinvention de la pratique artistique, mais insistent sur la nécessité de nouvelle législation et de droits explicites pour les créateurs.


Why Artists are Fed Up with AI Art.

La vidéo dénonce les pratiques actuelles de l’IA générative appliquée à l’art, en expliquant que ces systèmes ne créent pas « à partir de rien », mais reposent sur l’entraînement massif de modèles à partir de jeux de données contenant des milliards d’images, dont de nombreuses œuvres protégées par le droit d’auteur, collectées sans consentement. L’auteur affirme que les artistes sont automatiquement opt-in dès qu’ils publient leur travail en ligne, sans possibilité réelle d’opt-out ni compensation. Il critique le rôle de bases de données comme LAION-5B, initialement présentées comme des projets de recherche mais rapidement exploitées commercialement par des entreprises comme Stability AI.

La vidéo souligne les risques de plagiat stylistique, de dommages réputationnels et de perte de revenus, en montrant que les modèles peuvent produire des images très proches d’œuvres existantes. L’auteur rejette l’argument selon lequel l’IA « s’inspire comme un humain », rappelant que la création humaine implique expérience, intention et interprétation. Il appelle non pas à interdire l’IA, mais à exiger un système éthique fondé sur le consentement explicite (opt-in), afin de protéger les artistes et l’avenir de la création.


Plus de 34 000 artistes demandent le respect de leurs droits par l’IA

Un collectif de plus de 34 000 artistes, auteurs et créateurs a signé une tribune collective pour alerter sur les risques que fait peser l’essor de l’intelligence artificielle sur leurs métiers et la protection de leurs œuvres. Cette mobilisation, publiée juste avant le 3ᵉ Sommet pour l’action sur l’IA à Paris (10 et 11 février 2025), s’inquiète notamment de l’utilisation non consentie des œuvres pour entraîner des modèles génératifs, sans compensation ni reconnaissance des titulaires de droits, et du risque de substitution ou d’appauvrissement des pratiques créatives humaines. Parmi les signataires figurent des noms connus du monde culturel, musiciens, comédiens, écrivains et artistes visuels (Jean-Michel Jarre, Catherine Ringer, Jean-Jacques Goldman, Patti Smith et bien d’autres), qui soulignent la nécessité d’un cadre respectueux des droits d’auteur et d’une rémunération juste pour les créateurs. Les organisations professionnelles telles que la SACEM et l’ADAMI soutiennent l’initiative et appellent à un débat équilibré entre innovation technologique et préservation du droit des artistes.


«Une menace majeure et injuste»: ABBA, Radiohead, Julianne Moore et des milliers d’artistes signent une pétition contre l’IA

In La Presse.


Is This What We Want? — protestation musicale contre les risques liés à l’IA

Is This What We Want? est le site dédié à un projet collectif de musique protestataire lancé en 2025 par plus de 1 000 musiciens et créateurs britanniques pour s’opposer aux propositions de réforme du droit d’auteur au Royaume-Uni jugées trop favorables aux entreprises d’intelligence artificielle.

Au centre de cette initiative se trouve un album intitulé Is This What We Want?, sorti le 25 février 2025, qui se compose de sons ambiants d’études et d’espaces de performance vides. Cette œuvre symbolique — volontairement silencieuse — illustre ce que, selon ses auteurs, deviendrait la scène musicale si les projets de loi permettaient aux sociétés d’IA d’exploiter des œuvres protégées (musique, textes, images) sans licences ni consentement des créateurs.  Wikipédia.

Les titres des pistes de l’album forment une phrase manifeste contre ces propositions de loi :
« The British Government must not legalise music theft to benefit AI companies » — soit le gouvernement britannique ne doit pas légaliser le vol de musique pour favoriser les entreprises d’IA.

La campagne rassemble des artistes renommés tels que Kate Bush, Annie Lennox, Damon Albarn, Imogen Heap, Hans Zimmer et bien d’autres, avec les bénéfices reversés à la charité Help Musicians.

Ce projet s’inscrit dans un mouvement plus large de créateurs mobilisés contre l’utilisation non autorisée de leur travail pour entraîner des modèles d’IA, et vise à encourager une révision des législations sur le copyright qui protège davantage les titulaires de droits face aux technologies émergentes.

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