L’exposition Le monde selon l’IA présente une sélection d’oeuvres créées entre 2016 et 2025, dont plusieurs inédites, qui posent la question de l’expérience du monde « selon l’IA » ou « au prisme de l’IA ». Pensé spécialement pour les salles du Jeu de Paume*, le parcours reflète la distinction fondamentale entre « IA analytique » (dont font partie les systèmes de vision artificielle et de reconnaissance faciale) et « IA générative ». Des « capsules temporelles », conçues comme des cabinets de curiosités, relient le présent au passé, inscrivant les transformations en cours dans une perspective historique. Introduite pour…
Catégorie : IA
Le Museum of Modern Art (MoMA) de New York s’est imposé comme une institution pionnière dans l’intégration de l’intelligence artificielle au cœur de ses pratiques artistiques et curatoriales, redéfinissant la manière dont l’art et la technologie dialoguent au XXIᵉ siècle. L’une des œuvres les plus emblématiques de cette exploration est Refik Anadol : Unsupervised, une installation générative d’intelligence artificielle qui a captivé les visiteurs du MoMA et marqué un tournant historique pour l’art numérique. Pour concevoir cette œuvre, l’artiste turc-américain Refik Anadol a entraîné un modèle d’apprentissage automatique sur plus de 200 ans de données visuelles issues des archives numérisées…
Cette conférence d’Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, explore les bouleversements profonds que l’intelligence artificielle introduit dans la philosophie de l’art. Issu des humanités numériques, Gefen inscrit sa réflexion dans une perspective historique et critique, nourrie par le projet de recherche CulturIA et par l’exposition Le monde selon l’IA au Jeu de Paume. L’art généré par l’IA se présente d’abord comme un paradoxe : il fascine par son abondance, sa visibilité médiatique et son apparente avant-garde, tout en étant largement dévalorisé. Il rompt avec les critères traditionnels de la valeur artistique — rareté, signature, effort, singularité — pour s’inscrire…
Présentation «…faire produire des œuvres par des GAN (Generative Adversarial Network) et faire écrire par des LLM (Large Language Models) qui sont capables d’une étonnante réflexivité ? Comment la philosophie esthétique contemporaine se doit-elle de réagir face à de telles créations, qui remettent radicalement en question les concepts traditionnels d’originalité et d’auctorialité et l’ensemble des valeurs esthétiques anciennes centrées sur l’humain ?» Ce que l’intelligence artificielle change à l’art, par Alexandre Gefen «…de mettre devant nous le statut spécifique de l’art moderne où se disjoint, d’une part, le projet, l’idée, le concept et, d’autre part, la réalisation elle-même qui devient…
Cette série audio en six épisodes de France Culture explore les bouleversements provoqués par l’intelligence artificielle dans les arts — musique, cinéma, photographie, peinture et littérature. À travers analyses historiques, esthétiques et économiques, elle montre que la question n’est pas nouvelle : dès les années 1950, des artistes comme Jean Tinguely déléguaient déjà une part du geste créatif à la machine. Mais l’essor récent des IA génératives, désormais accessibles au grand public, change radicalement l’échelle et l’impact de ces pratiques. La série interroge la place de l’artiste, la notion d’auteur, la créativité, ainsi que les enjeux de droits et de…
Le projet Oupoco (Ouvroir de poésie combinatoire) propose une relecture contemporaine de la création poétique en s’appuyant sur un vaste corpus de 4 872 sonnets écrits par 760 auteurs et autrices, du XIXᵉ siècle à des figures aujourd’hui oubliées. Conçu par Thierry Poibeau, Oupoco permet de générer des poèmes selon des contraintes choisies : auteurs, thèmes, formes de sonnets ou schémas de rimes. Cette approche prolonge directement l’esprit de l’Oulipo* et des expérimentations de Raymond Queneau**, en affirmant la poésie comme un jeu combinatoire et un dispositif de potentialités. Présenté sous la forme d’une « boîte à poésie » itinérante, le…
Cet épisode de la série How to See réunit trois artistes — Kate Crawford, Trevor Paglen et Refik Anadol — pour explorer la manière dont l’IA et l’apprentissage automatique transforment en profondeur les pratiques artistiques. Kate Crawford décrit ce moment comme un « tournant génératif », où les modes traditionnels de création visuelle, du dessin au cinéma, sont en train de changer radicalement. Trevor Paglen analyse les ensembles de données qui alimentent les systèmes de surveillance algorithmique et en critique les simplifications dangereuses et les enjeux éthiques, affirmant que les artistes apportent une réflexion essentielle sur la nature même des…
Jim Gabaret interroge la possibilité de considérer les productions de l’intelligence artificielle comme de l’art, à partir d’un critère central : l’intentionnalité. Son point de départ est classique en philosophie de l’art : si toute œuvre artistique est, d’une manière ou d’une autre, intentionnelle, alors l’IA — souvent décrite comme dépourvue de conscience, de vécu et de point de vue — peut-elle réellement produire de l’art ? Gabaret montre d’abord que l’histoire de l’art elle-même fragilise l’idée d’une intention créatrice unique, consciente et individuelle. De nombreuses pratiques artistiques — art collectif, art commandé, art décoratif, art aléatoire, art brut ou…
À qui parlons-nous quand nous parlons à une IA ? David Chalmers, conférence Sarah Douglas, Berkeley, 2026 Il y a une question que presque personne ne pose, parce qu’elle semble trop simple. Quand vous ouvrez une fenêtre de conversation et que vous écrivez à ChatGPT, à Claude ou à Gemini, à quoi parlez-vous exactement ? Pas « est-ce que ça pense ». Pas « est-ce que ça ressent ». Juste : quelle est la chose qui vous répond ? C’est le sujet de cette conférence, et c’est plus retors qu’il n’y paraît. Qui parle David Chalmers est philosophe de l’esprit,…
Google Arts & Culture Google Arts & Culture est une plateforme numérique développée par le Google Cultural Institute qui explore la rencontre entre patrimoine culturel, technologies avancées et intelligence artificielle. Son ambition dépasse largement la simple mise en ligne d’œuvres : il s’agit de repenser l’accès, la médiation et la compréhension de la culture à l’ère du numérique. Au cœur du projet, l’intelligence artificielle joue un rôle structurant. Les technologies de vision par ordinateur permettent l’analyse automatisée de milliers d’images issues de collections muséales : reconnaissance de motifs, rapprochements stylistiques, détection de détails invisibles à l’œil nu ou comparaison d’œuvres…
